lundi 22 juin 2015

Deux poèmes

Le lien invisible

Descente dans l'incandescent,
Lente obscurité qui nous étreint,
Transparence des yeux fermés,
Attente fiévreuse qui nous surprend.

Jamais nous ne sommes seuls,
Tant d'ombres nous accompagnent.
Les Illusions ne dorment pas la nuit.
Et des rires d'un autre âge,
Balisent les chemins de l'oubli.

Je veux tendre ce lien invisible,
Dormir des heures bleues à tes côtés,
T'attendre toutes fenêtres ouvertes,
Toute joie déployée.

Jamais nous ne sommes seuls,
Tant d'ombres nous faussent compagnie,
Et se rient de nos illusions,
À travers la nuit, notre constance nous éblouit.

Inma Abbet, 2015



Deux chambres d'hôtel

À Venise, et ailleurs, les rideaux dessinent des horizons passagers ;
Sur un lit étranger, des reflets jouent avec tes mains,
Et au loin s'effacent des glissements sur l'eau, là-bas dans dans un monde secret.
Amants d'un temps improbable d'après la trêve, avant qu'un autre mur ne soit bâti, les paroles se perdent dans cette clarté fondante, dans l'insignifiance des cris et les regrets aux mains vides.
Et pourtant, tu as gardé les fragments étincelants, appelé par l'ombre d'un sourire, apaisé par un battement de rivière souterraine.
De l'autre chambre, la mer est presque visible.
Le bonheur est une coulée de lumière,
Intrigant, comme la chevelure pâle,
Comme l'art de la fugue que nous voudrions apprendre,
Comme ces mots qui nous intimident,
Comme ces lits séparés, mais si proches.

Inma Abbet, 2015



"Iris Florentine", technique mixte sur papier. Inma Abbet, 2015




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